Riviera à l’iranienne. La chronique de François Clemenceau
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Les Américains ont signé pour la création d’un fonds d’investissement de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran.
LTD/Majid-Asgaripour
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Les Américains ont signé pour la création d’un fonds d’investissement de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran.
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Une baie des Anges pour Bandar Abbas ou une Croisette pour l’île de Qechm ? Rien ne dit que les soixante jours de négociation qui étaient censés démarrer vendredi déboucheront sur un accord de paix définitif entre les États-Unis et l’Iran, tant le ressentiment et la méfiance entourent ce protocole d’accord signé cette semaine à Versailles et Téhéran. Mais le simple fait pour la Maison-Blanche d’avoir accepté que figure dans le sixième paragraphe du mémorandum la création d’un fonds d’investissement de 300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran laisse rêveur.
D’abord parce qu’il s’agit d’une exigence iranienne honteuse. Comment un régime qui menace, agresse et terrorise toute une région pourrait-il réclamer des dommages et réparations au sortir d’une guerre qu’il n’a certes pas déclarée mais en vue de laquelle il n’a cessé de s’armer pendant des décennies d’oppression de son propre peuple, d’instrumentalisation de ses proxys à Gaza, en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen, et de rhétorique sur la nécessaire annihilation de l’« entité sioniste », le « petit Satan », Israël ? Ensuite parce que l’idée de ce fonds d’investissement a été chaudement recommandée à Donald Trump par son gendre affairiste Jared Kushner.
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