Trump n’aime pas ses espions. La chronique de François Clemenceau
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Qui n’a pas vu cette image de Donald Trump en Christ guérisseur, en toge blanche, la main droite posée sur le front d’un malade sur fond de bannière étoilée et d’avions de chasse dans le ciel ? Elle avait été engendrée par l’intelligence artificielle et le président l’avait postée sur son compte Truth Social dans la soirée du dimanche 12 avril. Avant de l’effacer le lendemain face au tollé.
L’homme suspecté de lui avoir signalé l’existence de cette image s’appelle Bill Pulte. À 38 ans, ce petit-fils du fondateur de PulteGroup, troisième constructeur de maisons individuelles aux États-Unis, a été nommé par Donald Trump, dès le début de son second mandat, directeur de l’agence fédérale de crédit immobilier, une structure chargée de réguler et surveiller les institutions financières du secteur.
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Généreux donateur de la dernière campagne présidentielle du milliardaire, idolâtre au plus haut point du chef de l’État, il a donc été nommé cette semaine, en plus de ses fonctions actuelles, directeur national du renseignement (DNI), en remplacement de Tulsi Gabbard, démissionnaire pour raisons personnelles bien que sa tête ait été réclamée par nombre d’élus pour incompétence et indulgence suspecte envers la Russie. Le poste de DNI a été créé après les attentats du 11-Septembre pour mieux coordonner les 18 agences de renseignement du pays. C’est à partir de la synthèse quotidienne réalisée par ses agents que le président – théoriquement – est informé chaque jour de la réalité du monde.