Au Japon, face aux vagues de chaleur, le « cartel des crèmes glacées » s’est organisé
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Les ventes de glaces ont explosé face aux fortes chaleurs sur l'archipel japonais.
LTD/REUTERS/Issei Kato
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L’Hexagone n’est pas le seul frappé par la canicule. Le Japon connaît lui aussi des étés torrides depuis plusieurs années. Au point que les autorités ont, il y a deux mois, inventé un nouveau terme – « kokusho-bi » soit « journée cruellement chaude » – pour désigner ces épisodes extrêmes dépassant les 40 °C. Dramatiques pour beaucoup, ces vagues de chaleur sont une aubaine pour les fabricants de crèmes glacées, qui voient leurs ventes exploser.
En 2025, dont l’été a été le plus chaud jamais enregistré sur l’archipel depuis 1898, elles ont atteint un niveau inédit : 663,1 milliards de yens, soit 3,58 milliards d’euros. Les affaires auraient été d’autant plus profitables que les principaux fabricants se seraient entendus sur les prix. C’est en tout cas ce que soupçonnent les autorités nipponnes, qui ont mené cette semaine des perquisitions chez six d’entre eux.
A priori, ces géants de la glace qui vendent leurs produits aux supermarchés et aux commerces de détail n’ont pas brillé par leur discrétion puisque, depuis 2022, ils auraient plusieurs fois augmenté le prix au détail de manière simultanée. Le tarif unitaire au litre est ainsi passé de 605 yens (3,27 euros) il y a quatre ans à 724 yens (3,91 euros) l’année dernière.
Plusieurs sources citées par les médias locaux évoquent des rendez-vous secrets et des échanges de mails pour s’accorder sur l’augmentation des marges et le calendrier des révisions de prix. Si cette constitution d’un cartel de la glace est avérée, les entreprises mises en cause risquent des amendes sévères.
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