De passage à Paris cette semaine pour le salon VivaTech, Abdulla Bin Touq Al Marri, ministre de l’Économie et du Tourisme des Émirats arabes unis (EAU), réagit pour La Tribune Dimanche au protocole d’accord signé mercredi soir entre Washington et Téhéran.
S’il se félicite de l’arrêt de la guerre, qui, en quatre mois, a fait treize morts dans les sept Émirats, il voit d’un mauvais œil l’instauration d’une taxe pour les navires traversant le détroit d’Ormuz. Il estime cependant que son pays n’a d’autre choix que d’entretenir de bonnes relations avec son voisin iranien.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Qu’attendez-vous de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran ?
ABDULLA BIN TOUQ AL MARRI – Mes principaux sujets sont l’économie et le tourisme : en cela, j’espère que la situation reviendra à la normale, que les frontières et la souveraineté des États seront respectées, que le détroit d’Ormuz restera ouvert et que les échanges commerciaux pourront reprendre pleinement. Il est essentiel de rétablir l’activité économique, le tourisme et le commerce dans toute la région. Ce n’est pas seulement important pour les Émirats arabes unis, ça l’est pour l’ensemble des pays du Golfe.
Le conflit, et notamment la fermeture du détroit d’Ormuz, a-t-il eu un impact important sur votre économie ?
Oui, mais nous avons un avantage de taille : nos ports donnent directement sur l’océan Indien, celui de Fudjayra notamment, et d’autres juste de l’autre côté de la péninsule, comme Chardja. Nous avons développé notre réseau de pipelines pétroliers et gaziers et déplacé une très grande partie de notre activité dans cette zone. Nous continuons d’investir dans cette optique.