« Je ne vais pas déclencher des guerres. Je vais les arrêter. » Nous sommes le 6 novembre 2024 et, au soir de sa victoire, Donald Trump prononce son premier discours de président élu. Il répète la promesse faite pendant sa campagne : l’ère d’une Amérique gendarme du monde est révolue. Seuls vont compter le renouveau économique des États-Unis et le bien-être de ses concitoyens.
Quatorze mois plus tard, les mot ont mal vieilli. Certes, le milliardaire a fait taire les armes à Gaza l’année dernière. Mais ce début d’année 2026 est placé sous le signe de l’offensive. Après l’opération au Venezuela, conduite en dehors de tout cadre légal, deux dossiers, l’Iran et le Groenland, l’ont encore illustré cette semaine.
Sur chacun d’entre eux, le président américain s’est posé en arbitre, en maître du monde, menaçant à la fois d’une intervention militaire le régime des mollahs et de nouveaux droits de douane les pays européens qui oseraient s’opposer à ses plans d’annexion du territoire danois. Il a reculé sur l’un. Et enfoncé le clou sur l’autre.
C’est en effet sur la question du Groenland et avec ses prétendus alliés européens que le président américain se montre le plus dur. Déjà, vendredi 16 janvier, il répétait sa volonté de s’emparer du territoire arctique. « On [en] a besoin pour notre sécurité nationale », expliquait-il. Hier, il est allé beaucoup plus loin en s’attaquant aux huit pays européens (le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande) qui ont décidé cette semaine d’envoyer des troupes sur l’île danoise. Dans un post très agressif sur Truth Social, il a accusé ces États de se livrer à « un jeu très dangereux » et de prendre « des risques inacceptables et insoutenables ».