LA TRIBUNE DIMANCHE — Lidl est le seul distributeur à participer chaque année au Salon de l’agriculture. Craignez-vous que l’absence exceptionnelle de bovins dans le Hall 1, où se situe votre stand, provoque une baisse de la fréquentation ?
JOHN PAUL SCALLY — J’espère que les visiteurs viendront malgré tout nombreux pour soutenir le monde agricole et ses acteurs. Ce soutien est la raison de notre présence continue au salon.
Est-il toujours une priorité ? Depuis votre arrivée à la tête de Lidl France en juillet 2024, vous avez souligné l’importance de retrouver votre « image-prix », ce qui inquiète les producteurs…
Nous sommes le discounter le plus important du secteur. Le prix est donc au cœur de notre identité. Cela ne modifie en rien nos prises de position en faveur du monde agricole. Au contraire. Nous avons même, depuis un an, augmenté nos achats en France de 200 millions d’euros, sur un total de 10 milliards. Notre modèle reste fondé sur l’offre de produits locaux. En France, ces derniers représentent 73 % de notre offre globale. Nous prévoyons en outre dans les prochaines semaines des offres spécifiques sur des fruits et légumes français, ainsi que sur des produits « Saveurs de nos régions ».