Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc : « J’ai tiré un trait sur l’idée d’être parlementaire »
ENTRETIEN – Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc arrive en tête de notre classement des personnalités issues de la société civile.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Comment expliquez-vous votre place de numéro un dans notre classement ? MICHEL-ÉDOUARD LECLERC – Ça dit en creux que la société française va mal, qu’elle peine à trouver des repères, qu’elle est rassurée par des personnalités qui aiment les gens et répondent à leurs attentes.
Ce qui est votre cas, plus que d’autres ? Oui. Comme les sportifs des Jeux olympiques que l’on a découverts généreux dans leur notoriété, disponibles. Ce type de figures rend fier. À l’inverse de leaders d’opinion et de décideurs politiques qui ne donnent pas de signes d’efficacité ni de générosité.
Vous êtes souvent désigné « patron préféré des Français ». Est-ce parce que vous représentez les prix les moins élevés de la grande distribution ? Je représente un réseau d’entrepreneurs qui sont la réalisation de la promesse sociale que je porte. Seul, je n’en serais pas là. Si j’ai de la popularité, c’est parce qu’il y a une résonance entre mon engagement, mon image et ce qui se passe parmi les 180 000 collaborateurs de l’enseigne.
Vous êtes cité parmi les candidats potentiels à l’élection présidentielle. Vous dites ne pas avoir de « désir élyséen », mais vouloir « en être ». Qu’est-ce que ça signifie ? Au risque d’être prétentieux, je sens les évolutions de la société. Leclerc est le premier groupe de distribution, c’est un formidable observatoire des comportements sociaux des producteurs, des politiques et des consommateurs. Je vois le côté positif des générations qui arrivent et je veux leur être utile.
Comment ? J’ai tiré un trait sur l’idée d’être parlementaire. Est-ce qu’être ministre aujourd’hui me donnerait une capacité supplémentaire d’agir ? J’ai l’impression que non. Je suis un citoyen engagé, je veux le rester. Je regarde plus loin que l’élection de 2027. Mon projet, c’est celui de nos enfants. Mon idée, c’est d’accompagner les forces vives et créatrices. En politique, dans l’économie, ou dans les médias comme chroniqueur… Je me pose la question.
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