La mise en service de 49 nouveaux robots de nouvelle génération au centre de logistique des produits ultra-frais de l’enseigne Auchan, en Indre-et-Loire, atteste de la montée en puissance de l’automatisation dans la grande distribution. Un atout décisif notamment pour l’attractivité du secteur qui peine toujours à recruter.Avec plusieurs milliers d’emplois non pourvus en 2025 pour cause de conditions de travail pénibles dans des entrepôts réfrigérés, avec des milliers de références à gérer, les principales enseignes de la grande distribution se heurtent à un handicap de taille dans un marché français tendu, car proche du plein emploi. Conséquence, le secteur investit lourdement dans la robotique pour devenir plus attractive.
Illustration dans le dépôt de logistique de Chanceaux-sur-Choisille, en Indre-et-Loire, l’un des 50 sites qu’opère l’enseigne Auchan à l’échelle de l’Hexagone pour la distribution des produits ultra-frais dans ses supermarchés et hypermarchés.
Elle vient ainsi d’équiper cet entrepôt de près de 10 000 m2 de 49 robots capables de traiter quotidiennement jusqu’à 45 000 colis de produits ultra-frais. Ce projet baptisé Amiral aurait mobilisé un investissement d’environ deux millions d’euros, entre l’achat des machines au constructeur chinois HIK Robotics, et le pilotage du dispositif orchestré par la plateforme logicielle de l’intégrateur WIIO.
Le spécialiste de la supply-chain Prologistik se charge quant à lui la préparation des commandes vis-à-vis des grandes surfaces Auchan approvisionnés par le centre d’Indre-et-Loire.
Pénibilité réduite de 30%
« Via la robotisation des process, Amiral, qui monte en régime progressivement depuis le printemps 2025, permet d’une part de réduire d’environ un tiers les déplacements dans notre entrepôt de Touraine. Cette pénibilité nettement réduite constitue un avantage décisif pour diversifier les profils de nos collaborateurs, en les féminisant notamment, assure Hugo de Meyer, responsable du pôle Études et des projets d’innovation chez Auchan.
« Amiral nous permet également de mieux générer les flux des produits ultra-frais, par nature très hétéroclites, et d’ainsi augmenter la productivité ».