OPINION. « Reprendre nos affaires en main », par Alain Madelin, ancien ministre et investisseur, et Lionel Roques, entrepreneur
L’ancien ministre Alain Madelin et l’entrepreneur Lionel Roques donnent rendez-vous les 20, 21 et 22 juillet à Aix-en-Provence au campus Laissez-nous faire pour « déverrouiller le futur ».
Aujourd’hui, il y a un cri de colère qui monte de la société française. L’exaspération de celles et ceux qui entreprennent, travaillent, embauchent, inventent, fabriquent la richesse du pays, et savent qu’ils pourraient faire plus, beaucoup mieux, pourvu qu’on les laisse faire.
Trop d’impôts, trop de taxes, trop de normes. Trop d’obstacles, de formulaires, de contrôles, de soupçons. Cette colère n’est pas seulement celle des entrepreneurs. Elle est celle de toute une société : salariés, artisans, commerçants, agriculteurs, indépendants, fonctionnaires, élus locaux, associations. Tous savent qu’ils sont dans le même bateau. Tous savent qu’au bout du compte c’est la croissance qui fait les bons salaires.
Or l’État s’épuise loin de ses vraies missions – sécurité, justice, école, protection des plus fragiles – tandis qu’il s’immisce toujours plus profondément dans la vie économique et dans la vie même des citoyens. D’où ce sentiment d’impuissance publique qui ronge la société et affaiblit la démocratie.
Ces colères sont de saines réactions. Elles disent qu’il faut rompre avec de telles politiques. Mais ces saines colères peuvent aussi être exploitées par une démagogie populiste, des « y a qu’à » et des « faut qu’on » qui font plaisir à entendre mais qui conduisent à des politiques sans cohérence, sans chance et sans espoir.
C’est pourquoi nous avons voulu réunir la France qui bosse et de l’entreprise et la France des intellectuels, des économistes, des chercheurs : ceux qui dénoncent depuis longtemps la dérive étatique de la France et qui travaillent à des solutions sérieuses. La vérité du terrain avec la force des idées.
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Campus du Laissez-nous faire
Les 20, 21 et 22 juillet, à Aix-en-Provence, sur le campus de thecamp, ils se retrouveront pour trois jours de débats, d’ateliers, d’optimisme et d’action. Trois jours pour reprendre nos affaires en main, trois jours pour proposer des idées et des solutions, trois jours pour déverrouiller le futur.
Trois jours d’optimisme. Pendant des années, l’État a traqué les défaillances du marché et des entreprises pour prendre leur place. Il n’est que temps de renverser la vapeur : relever les défaillances de l’État pour permettre aux initiatives des entreprises, des associations ou des collectivités locales de se substituer à l’action publique quand elle n’est pas légitime - là où elles peuvent agir mieux que lui. Quand l’État a des problèmes, les entrepreneurs et les entreprenants ont souvent des solutions.
Le « laissez-nous faire » est un mot d’ordre qui rassemble. Le point de départ de l’action. Les inscriptions sont ouvertes sur Laisseznousfaire.fr.
*Lionel Roques est l’auteur de Laissez-nous bosser!.