LA TRIBUNE DIMANCHE — Quelle est votre feuille de route pour votre retour dans une entreprise que vous connaissez par cœur ?
MATTHIEU LOUVOT — Beaucoup de continuité ! Je partage totalement les orientations prises ces dernières années par Airbus Helicopters. L’entreprise a réalisé un parcours extraordinaire sous la direction de Bruno Even. Toute la démarche de relèvement de la qualité, d’augmentation de la production et de focalisation sur l’innovation a payé. Il faut la continuer.
Airbus Helicopters a réalisé une très belle année commerciale en 2025. Vous devez poursuivre la forte montée en cadence de la production. Quels sont les enjeux de cette montée en puissance ?
Quand j’évoquais la continuité de ce qu’il faut faire, il y a, bien sûr, le ramp up industriel qui s’impose à nous. Il faut continuer la montée en cadence, mais elle est déjà atteinte sur plusieurs programmes, comme pour le H160. Nous allons produire une quarantaine d’appareils en 2026. Ce qui est une très belle montée en cadence pour un hélicoptère lancé il y a quelques années.
Nous devons réussir également la montée de cadence du H140, notre nouvel hélicoptère, dont le développement sera bientôt terminé. Sur le H225, où nous avions atteint un creux de production, nous devons mettre en œuvre une remontée très importante, qui débute dès maintenant et jusqu’à la fin de la décennie. Mais le vrai défi de 2026 est la très forte montée en cadence du H145, qui s’est extraordinairement bien vendu en 2025. On va largement dépasser la centaine d’appareils produits cette année pour atteindre 140 hélicoptères produits en 2027 et pour les années qui viennent. Nous fabriquions annuellement, il y a peu de temps encore, autour de 70 H145.