Adrien Couret, directeur général du groupe mutualiste Aéma : « Il faut une démarche globale de prévention »
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Adrien Couret, Directeur Général d’Aéma Groupe
LTD/Franck Beloncle Franck Beloncle
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À 43 ans, c’est le plus jeune dirigeant d’une compagnie d’assurances française. Adrien Couret, diplômé d’HEC et actuaire, a fait toute sa carrière au sein du groupe mutualiste, en entrant à la Macif dès sa sortie de l’école en 2007 et en participant à toutes les étapes de la réorganisation de l’entreprise.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Aéma Groupe a été créé en 2021. Où en est l’entreprise aujourd’hui ?
ADRIEN COURET – Nous nous classons dans le top 5 des compagnies d’assurances en France. Et nous sommes présents, grâce à la Macif, Aésio Mutuelle, Abeille Assurances et Ofi Invest, sur l’ensemble des secteurs – dommages, santé et assurance-vie. Aéma couvre 12 millions de personnes, avec 1 700 points de contact sur l’ensemble du territoire. La réorganisation du groupe avait pour objectif de créer un vrai champion mutualiste : chez nous, l’économie est au service d’un projet sociétal. Ce qui explique pourquoi « le taux de chute », soit la proportion de clients qui décident de partir pour s’assurer ailleurs, est bien moins élevé que la moyenne du secteur.
Vous n’êtes présent que sur le territoire français ?
Nous avons choisi de développer un modèle souverain, sans externaliser d’activités ou de services à l’étranger. Ce qui nous permet entre autres de faire travailler un très grand nombre d’artisans en France, en étant présent sur l’ensemble de la chaîne, de la réparation automobile à la santé, avec la gestion de 400 établissements par Aésio Mutuelle. Et de définir une stratégie axée sur les engagements socialement responsables, avec des investissements dans l’agriculture régénérative et les énergies vertes, par exemple.
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