IA et accroissement de productivité ne vont pas de pair… pour l’instant ?
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L'IA est-elle vraiment une bonne idée dans le cadre du travail ?
LTD/Laura Acquaviva
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L'IA est-elle vraiment une bonne idée dans le cadre du travail ?
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Repasser derrière un collègue un peu trop féru de ChatGPT est-il le nouveau fléau des bureaux ? Une étude récente de l’Université de Stanford et de l’entreprise BetterUp pose la question. Elle s’intéresse aux mails, aux comptes rendus de réunion et autres contenus professionnels grammaticalement corrects, mais sans grand intérêt. Ces derniers sont appelés « work slop », slop étant le terme anglais pour désigner « la soupe » générée par IA. Outre-Atlantique, 40 % des salariés auraient déjà eu affaire à du « work slop ».
Pire : ces employés estiment que, en moyenne, relire et corriger ces contenus vite faits mal faits ronge deux heures de leur temps de travail mensuel et détériore les relations avec leurs collègues. Ce sondage, comme d’autres publiés ces dernières semaines, abîme le mythe selon lequel l’IA générative serait un booster de productivité, nous rendant multitâches, rapides et agiles.
Une seconde étude, réalisée par le laboratoire américain METR (Model Evaluation and Transparency Research), menée sur un ensemble de 246 tâches auprès de 16 développeurs informatiques confirmés, montre que l’utilisation d’outils d’IA d’aide au code perturbe leur rythme et allonge de 19 % leur temps de travail, car ces outils les obligent à « rédiger des requêtes pour l’IA, à attendre ses suggestions, puis à les relire, les tester ou les rejeter. »
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Les rapports des cabinets de conseil sont, bien sûr, plus optimistes. Mais ils montrent aussi que, à l’heure actuelle, une minorité d’entreprises – 5 %, selon le dernier en date du Boston Consulting Group (BCG) – tirent effectivement de la valeur de l’intelligence artificielle. Pas moins de 60 % des entreprises, sur les 1250 interrogées à travers le monde, n’obtiennent, elles, aucun bénéfice significatif, déclarant des gains minimes en revenus et en réduction de coûts malgré des investissements importants.