En 2024, l’IA générative a poursuivi sa marche en avant, inondant le web de contenus et s’imposant dans de nombreux secteurs. Les modèles de langage ont aussi révélé leurs limites, qu’il s’agisse de leur dépendance à des données protégées, leur plafond de performance, leurs besoins énergétiques colossaux ou leur impact sur la démocratie.L'omniprésence de l'IA au CES, la grand-messe des technologies, ne doit pas occulter les défis qui se dressent à l'aube de 2025. Après la sidération de 2023 et la démocratisation à marche forcée en 2024, cette année s'annonce charnière pour le secteur, notamment avec l'application de l'AI Act dans l'Union européenne. La Tribune a identifié cinq enjeux majeurs qui façonneront l'avenir de cette technologie.
Défi économique : accélérer le retour sur investissement
Certes, l'IA générative permet aux salariés de gagner plusieurs heures par semaine, selon une étude du BCG publié en juin 2024. Mais les bénéfices apportés par cette technologie coûteuse à l'échelle d'une entreprise sont plus discutables. Au point que fin juin, le banquier Goldman Sachs s'interrogeait : « l'IA générative, trop de dépenses pour trop peu de bénéfices ? ».
Le tournant attendu pour cette année ? Les « agents ». Nouveau buzzword du secteur, ces IA sont capables de réaliser dans une relative autonomie un enchaînement de tâches. Elles promettent des applications touchant davantage le corps de métier des entreprises. Les agents sont censés permettre d'aller plus loin que de l'aide à la rédaction d'e-mail ou de supports de communication. 2025 devrait être l'année où les premières applications de ces agents montreront - ou pas - leurs résultats.
Défi technologique : dépasser le plafonnement des performances
« Il n'y a pas de mur », a affirmé Sam Altman, PDG d'OpenAI, sur X en novembre dernier, en réponse à ceux qui évoquent une stagnation des performances des grands modèles de langage. Mais un utilisateur a rétorqué malicieusement : « Non, mais il y a un plafond. »