La chronique de Marc Fiorentino. Une intelligence artificielle et boursière

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond

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Une fois de plus, la semaine boursière a été marquée par l’intelligence artificielle. Avec une pluie de records. Sur les indices boursiers américains bien sûr, mais ça, c’est devenu une habitude. Nous sommes blasés et on ne les compte plus. Non, deux événements majeurs ont été spectaculaires, ahurissants même, n’ayons pas peur des mots.
Tandis que Microsoft entrait dans le club très fermé des entreprises dont la capitalisation avait dépassé la barre hautement symbolique des 4000 milliards de dollars – un club de trois entreprises seulement avec Nvidia et Apple –, Nvidia s’offrait simultanément le luxe de dépasser les 5000 milliards de dollars !
Je vous rappelle que nous étions tous déjà étonnés en août 2018 quand Apple était devenu la première entreprise au monde à capitaliser plus de 1000 milliards de dollars. 2018… Il y a sept ans seulement. Nous voilà donc avec trois entreprises américaines qui valent chacune près de deux fois l’ensemble des valeurs du CAC 40 ! Ces chiffres donnent le tournis. Et relancent évidemment les débats sur l’existence d’une « bulle » IA.
On ne saura s’il y avait bulle que quand elle aura explosé. Mais on peut au moins parler d’un écosystème IA qui s’autoalimente. Et dont certains critiquent les deals et investissements incestueux. Les enthousiastes, eux, parlent de « circularité ». Et au centre de cet écosystème, on trouve OpenAI.
Car c’est l’annonce de la transformation d’OpenAI en entreprise à but lucratif qui a propulsé Microsoft, heureux propriétaire de 27 % du capital, vers de nouveaux sommets.
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Le même jour, OpenAI annonçait un partenariat avec PayPal dont l’action flambait sur la nouvelle. Partenariat, investissements, accords d’échange. Avec Nvidia, ADM, Broadcom ou encore le vétéran Oracle qui a lui aussi vu sa valorisation s’envoler. OpenAI a déjà déployé plus de 1500 milliards de dollars et s’apprête à en déployer 1000 milliards de plus. Vous avez remarqué que, dans le monde de l’IA, l’unité de mesure n’est plus le milliard mais le millier de milliards.
Pendant que nos politiques déploient des efforts d’inventivité pour taxer de quelques milliards les « riches » et les grandes entreprises, le train de l’IA aux États-Unis roule à une vitesse frénétique et crée dans son sillage une pluie de richesses, artificielles et réelles. Deux pays. Deux planètes. Et les États-Unis ne sont pas les seuls à bénéficier de cette manne. L’indice boursier coréen est en hausse de près de 70 % depuis le début de l’année et figure en tête des Bourses des pays développés. Pays sans enfants, avec un taux de fécondité inférieur à 0,75, la Corée du Sud n’a pas d’autre choix que de miser massivement sur la robotique et l’IA.
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Et vous dans tout cela ? Si vous n’avez pas pris le train de la tech américaine, il est un peu trop tard pour vous lancer. Les valorisations sont élevées même si on nous explique comme à chaque bulle que, cette fois, c’est différent. En attendant, apprenez à maîtriser toutes les subtilités de ChatGPT. Et si vous avez eu la chance ou le flair de prendre le train en route, bel exploit tant sa vitesse est spectaculaire, pensez à prendre quelques bénéfices et à vous constituer un petit matelas de liquidités qui vous permettront de le rattraper après une correction à la baisse de 15 à 20 % qui devra, un jour, arriver. Ne me demandez pas quand.
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