La chronique de Marc Fiorentino. Les derniers bastions de la défiscalisation

Découvrez la nouvelle chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond

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La réaction des marchés financiers à l’annonce de la suspension de la réforme des retraites pourrait surprendre. Ils ont applaudi, avec une hausse du CAC de plus de 2 %. Les taux d’emprunt français, et le fameux « spread », le différentiel de taux d’emprunt entre la France et l’Allemagne, se sont même payé le luxe d’un petit repli. Ce qui a été salué par les investisseurs est la perspective de relative stabilité avec un gouvernement qui ne devrait pas être censuré et l’adoption d’un budget. Une vision à court terme, donc. À très court terme.
C’est d’ailleurs souvent le reproche que l’on fait aux marchés, leur court-termisme. Les investisseurs privilégient donc un budget mal ficelé qui débouchera sur une réduction marginale du déficit public plutôt qu’une réforme structurelle, nécessaire mais déjà insuffisante, des retraites. Étonnant. Mais cette première réaction « à chaud » ne présage pas de l’évolution future des marchés français. À suivre donc.
Les épargnants français attendent de savoir à quelle sauce ils vont être taxés. Les holdings patrimoniales sont dans le viseur, les hauts revenus et les grandes entreprises profitables aussi : il faut que tout change pour que rien ne change. Dans ce contexte de pression fiscale grandissante, l’univers du placement renferme les derniers bastions de réductions ou de déductions fiscales.
Et il faut absolument en profiter tant qu’ils ne sont pas attaqués. Surtout à l’approche de la fin d’année fiscale. Je vous le répète régulièrement, mais foncez sur le plan d’épargne retraite, quel que soit votre âge. Un placement qui permet de déduire de vos revenus imposables les versements que vous allez faire reste une aubaine.
Profitez également de la dernière année des FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation). Ils vont disparaître l’année prochaine, mais ils permettent encore cette année de réduire votre impôt de 25 % de votre investissement dans la limite de 12 000 euros pour un célibataire et de 24 000 euros pour un couple.
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Choisissez un gérant de FCPI avec un bon track record pour ne pas éviter les mauvaises surprises. L’investissement direct au capital de PME vous permet également de réduire votre impôt de 18 % à 25 % du montant investi. Là encore, la prudence est de mise : votre motivation ne doit pas être uniquement la réduction fiscale, il faut choisir d’abord un bon investissement avant de privilégier la fiscalité.
Et il reste bien sûr les intemporels, la dernière ligne de défense face aux coups de boutoir de l’agression fiscale : le plan d’épargne en actions et l’assurance-vie. Imbattables. Et incontournables. Je n’ai pas cité ici les dispositifs spécifiques de réduction ou de déduction comme les dispositifs fiscaux défiscalisants, j’y reviendrai dans les prochaines semaines.
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Nous aurons probablement un budget mais nous n’aurons plus de réforme. Jusqu’aux prochaines élections législatives et présidentielle. Et pendant cette période de transition les ménages français vont être sous pression. Fiscale notamment. Et les épargnants en particulier. Alors n’hésitez pas à utiliser les dernières armes qu’il vous reste. Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité.
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