La chronique de François Clemenceau. Au Congo, coltan et coaltar
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LTD/Fabien Clairefond
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La vie de chaque être humain compte, n’est-ce pas ? Qu’il soit palestinien ou israélien, ukrainien ou russe, surtout s’il est civil et innocent. Mais la vie des Congolais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), qu’en fait-on ? Le porte-parole du Quai d’Orsay a bien fait cette semaine de nommer les choses, en commençant par les chiffrer. Les violences armées qui ravagent le Kivu depuis 2021 ont fait des centaines de milliers de morts.
Depuis le mois de janvier 2025, les organisations humanitaires font état de 1 million de déplacés supplémentaires. Ils s’ajoutent aux 7 millions de personnes qui ont fui leurs habitations dans ces provinces frontalières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi. Au total, près de 28 millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont « en état d’insécurité alimentaire aiguë » à l’intérieur de la RDC, soit l’équivalent des populations conjuguées de l’Irlande, de la Norvège, de la Finlande, du Danemark et de la Suisse.
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La conférence de soutien à la région des Grands Lacs qui s’ouvrira ce jeudi 30 octobre à Paris vise donc d’abord à « mobiliser la communauté internationale » afin de traiter cette « urgence humanitaire aux conséquences dramatiques », selon l’expression des diplomates français. Et le ministère des Affaires étrangères de rappeler deux autres chiffres qui devraient nous miner : dans cette région du Kivu, « une femme est violée par un combattant toutes les quatre minutes et un enfant toutes les demi-heures ».
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