Survivante des gouvernements Barnier et Bayrou, l'ex-présidente centriste de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat pilote, aux côtés du Premier ministre Sébastien Lecornu, ces chantiers. Françoise Gatel est élue d'Ille-et-Vilaine depuis près de vingt-cinq ans.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Dans leur livre, L’écharpe et les tempêtes, Frédéric Dabi et Brice Soccol affirment que « les élus communaux sont dans l’obligation de résoudre les problèmes du pays ou, plus exactement, les effets sur leur territoire de la non-résolution par les pouvoirs publics des enjeux nationaux ». Partagez-vous dans ce constat ?
FRANÇOISE GATEL — « Ce qui se conçoit aisément s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », écrivait Nicolas Boileau dans L’art poétique. Les maires ont une obligation de résultat. Quand j’ai été élue en 2001, l’État ne délivrait plus que des avis négatifs aux opérations de lotissement alors même que la commune respectait les règles. Les habitants défilaient tant à la mairie, que j’ai sollicité la préfecture en lui demandant de trouver une solution. Les élus communaux sont à portée de baffes et… de solutions. C’est là que commencent les difficultés.