Municipales : le match « serré » d’Édouard Philippe au Havre
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Edouard Philippe est candidat pour un troisième mandat à la mairie du Havre.
LTD/Castel Franck/ABACA - Castel Franck
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Édouard Philippe garde un mauvais souvenir de sa précédente campagne municipale en 2020. Il était alors Premier ministre. Le climat avait été très violent. Ses meetings étaient protégés par les forces de l’ordre. Sa permanence avait été saccagée. En raison de ces tensions – faute de temps aussi –, il avait animé moins de dix réunions d’appartement… À l’arrivée, le résultat ne s’en était pour autant pas ressenti. Au second tour, il avait été réélu maire du Havre avec un score très large (58,8 %) face au communiste Jean-Paul Lecoq.
Six ans plus tard, Édouard Philippe vit la bataille qu’il mène pour décrocher un troisième mandat à la tête de la cité normande de 168.500 habitants de manière plus agréable. « L’ambiance est plus sereine, mais le résultat sera plus serré », corrige-til néanmoins. Il y a dix jours, un séisme a en effet secoué la ville. Un sondage réalisé par l’institut OpinionWay et publié par l’observatoire Hexagone, une structure financée par le milliardaire libéral et ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin, a donné le président d’Horizons battu au second tour.
Avec 40 %, il s’inclinerait face à Jean-Paul Lecoq, de nouveau en lice, qui récolterait 42 %. Dans les états-majors parisiens, cette enquête a également été très commentée. Sur le chemin de l’Élysée, Édouard Philippe a fait de sa réélection une étape préalable. S’il perdait, il devrait renoncer à 2027.
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