Alors qu’un nouveau front s’est ouvert en mer Rouge entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthistes du Yémen, l’accord sur le programme nucléaire saoudien avec Washington inquiète jusqu’à Israël.Ce devait être une promenade de santé. Une opération presque semblable à celle menée au Venezuela le 3 janvier pour capturer le dictateur Nicolas Maduro. Un retour à la paix et à l’équilibre dans une région menacée par un régime théocratique en voie de se doter de l’arme nucléaire. Au lieu de cela, le Moyen-Orient est en train de s’embraser.
En lançant l’opération Fureur épique le 28 février, en coordination avec le Lion rugissant des Israéliens, Donald Trump ne s’attendait certainement pas à se retrouver cinq mois plus tard dans une situation totalement hors de contrôle, et des dirigeants iraniens plus forts que jamais. Ces derniers se sont même découvert un pouvoir de nuisance qu’ils n’imaginaient pas.
Le blocage du détroit d’Ormuz bouleverse déjà l’économie mondiale, mais les Gardiens de la révolution avaient une autre carte en main. Ils attendaient le moment opportun pour l’utiliser, et celui-ci est venu cette semaine : les rebelles yéménites houthistes, un de leurs principaux proxys avec le Hezbollah libanais, sont entrés dans la danse, ouvrant un nouveau front en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie cette dernière au golfe d’Aden.
Accord sur le nucléaire civil avec les Saoudiens
Pour les pays du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie saoudite, cette route alternative pour l’exportation du pétrole et du gaz, notamment vers l’Asie (Corée du Sud, Japon, Chine), n’est plus sûre. Afin d’éviter Ormuz, le pipeline reliant la côte Est d’Arabie saoudite à la ville de Yanbu, à l’ouest, marchait à plein régime.