Venturi, le monégasque qui a conquis la Nasa
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Le nouveau véhicule, baptisé Crewed Lunar Vehicle, ou CLV-1 de Venturi.
LTD/Chris McQuin
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Le nouveau véhicule, baptisé Crewed Lunar Vehicle, ou CLV-1 de Venturi.
LTD/Chris McQuin
Long est parfois le chemin qui mène du concept à la preuve. Venturi en sait quelque chose. Lorsqu’elle prend le virage du spatial, en 2022, l’entreprise née en 1980 vient tout juste de quitter la Formula E, le championnat consacré aux monoplaces électriques dans lequel elle a été engagée durant huit saisons. Un terrain de jeu grandeur réelle pour mettre à l’épreuve la mobilité électrique telle que l’imagine Gildo Pastor.
Au début des années 2010, le sujet est très loin des préoccupations, c’est même un sujet de niche, mais pour l’entrepreneur monégasque, c’est l’avenir. Alors, Venturi expérimente. Dans le désert avec une « mission Africa » en Berlingo électrique – une petite performance pour l’époque –, aux États-Unis, dans l’Ohio avec une voiture en forme de fusée allongée, la VBB-3 nommée « Jamais contente », qui bat les records de vitesse jusqu’à plus de 500 km/h et même en Antarctique avec la mission Antarctica qui va éprouver les technologies maison par -50 degrés.
C’est donc forte de cette expertise dans la mobilité électrique que la société débarque dans le spatial avec sa filiale Venturi Space. Gildo Pastor s’entoure à nouveau d’experts, comme Antonio Delfino, ex-Michelin, qui devient directeur des affaires spatiales du groupe monégasque. Au salon du Bourget, en 2025, le groupe présente Mona Luna, un rover massif pensé pour répondre aux besoins des agences spatiales.