Quatrième à 19 ans, le Lyonnais a atteint les objectifs fixés. Il a aussi découvert la brutalité d’une course de trois semaines, souffrant lors des deux étapes de l’Alpe-d’Huez.Il a beaucoup été question, ces derniers jours, d’un maillot jaune chez Decathlon-CMA CGM. Celui porté en 2006 par Cyril Dessel. Vingt ans plus tard, le directeur sportif de l’équipe savoyarde a volontiers fouillé dans ses souvenirs pour célébrer le joyeux anniversaire. Les Français en tête au classement général de la Grande Boucle au XXIe siècle ont été assez peu nombreux pour qu’on n’oublie pas de les fêter. Paul Seixas n’était pas né et les maillots jaunes qu’il a vus de plus près, en ce mois de juillet, étaient portés par ses concurrents.
Des coureurs qui l’ont gardé sous surveillance car une règle tacite dans le peloton, comme dans la sagesse populaire, commande de garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus. Au nombre desquels compte désormais le Français pour les candidats à la victoire finale.Pour sa première participation, le Lyonnais ne sera jamais sorti du top 10. Sa position après le contre-la-montre par équipes inaugural à Barcelone.
Sur les 18 étapes en ligne qui ont suivi, Tadej Pogacar lui a pris un temps significatif à seulement trois occasions : 2’ 57” à Gavarnie-Gèdre puis 2’ 45” et 1’ 50” lors des deux arrivées à l’Alpe d’Huez, avant-hier et hier. Ainsi que moins d’une minute à trois autres reprises (Lioran, Markstein Fellering et plateau de Solaison). Dans cette dernière montée, où il a si souvent posé ses roues à l’adolescence, Seixas s’est trouvé hésitant. « J’aurais pu en mettre un peu plus à certains moments », a-t-il regretté, en écho au directeur sportif Julien Jurdie, qui avait prévenu qu’il faudrait « prendre toutes les secondes possibles sur les adversaires ». Le rêve était alors permis. La réalité de la dernière semaine l’a rattrapé.