LA TRIBUNE DIMANCHE – Quelles sont les priorités de votre mandat ?
LOUIS DEGOS – Replacer les avocats au centre du débat public en portant leur parole auprès des acteurs politiques, socio-économiques, culturels. Accroître la compétitivité des cabinets en modernisant nos règles et en mettant à disposition gratuite des logiciels de gestion pour les cabinets. Améliorer la formation des élèves avocats, le recrutement, le management, le bien-être et la santé mentale dans les cabinets.
CARINE DENOIT-BENTEUX – Il y a 37 000 avocats à Paris, dans un contexte d’élection municipale et présidentielle, leur voix est capitale. Nous sommes le plus grand barreau de l’Union européenne, nous devons tenir notre rang à l’international. Et puis nous sommes un barreau majoritairement féminin, en particulier dans ma matière qui est le droit de la famille. Nous allons lancer un institut sur le leadership féminin, pour travailler sur la gestion de carrière des femmes.
LD – Il y a 56 % de femmes au barreau de Paris. Au début de la carrière, ce pourcentage monte à 65 %, mais il baisse à la fin. Nous devons nous interroger sur ces parcours et sur les postes que les femmes occupent dans les cabinets.
Comment envisagez-vous votre rôle dans le contexte actuel d’instabilité politique et de campagne électorale ?
CD-B – Nous serons fermes et forts sur la défense de nos valeurs fondamentales et nous mènerons ces combats avec l’ensemble des acteurs du monde du droit, en particulier les magistrats. Il y a urgence à protéger l’État de droit quand déjà des juges et des avocats sont ciblés. La défense et la protection, être partout et pour tous, c’est ça l’enjeu.