Les coulisses des dîners de Vendôme de Gérald Darmanin
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Le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, à l'Élysée, le 22 décembre 2025.
LTD/Eliot Blondet/ABACA
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Le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, à l'Élysée, le 22 décembre 2025.
LTD/Eliot Blondet/ABACA
Ils sont 42 assis à sa table. Le 28 avril, Gérald Darmanin a reçu à dîner, Place Vendôme, les députés dont il est proche. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pris une telle initiative. Ces derniers temps, il s’était fait plutôt discret, cherchant sa place et son espace dans l’équation présidentielle qui se dessinait progressivement.
Autour du garde des Sceaux, toutes les familles de la droite et du centre sont représentées. Il y a là par exemple Florent Boudié, Charles Rodwell, Sylvain Maillard ou encore Constance Le Grip, qui sont encartés chez Renaissance, l’ancien patron du groupe MoDem à l’Assemblée nationale Jean-Paul Matteï, Charlotte Parmentier-Lecocq (Horizons), Virginie Duby-Muller (LR), Stéphane Viry et Estelle Youssouffa, qui siègent au groupe Liot au Palais-Bourbon, ou le non-inscrit Philippe Bonnecarrère.
Deux ministres sont également présents : Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, et Mathieu Lefèvre, le ministre délégué chargé de la Transition écologique. Ce large éventail est une des forces de Gérald Darmanin. Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Bruno Retailleau seraient-ils capables de réunir une telle diversité ?
Lors de ces agapes très politiques, le numéro six du gouvernement Lecornu, désormais à son compte, a quelques messages à faire passer en vue de 2027. D’abord, il veut être l’avocat de l’union de la droite et du centre. C’est pour lui une condition vitale car c’est la seule solution pour être au second tour. Or, si la droite et le centre n’y figuraient pas, en cas de défaite, ils n’incarneraient pas l’opposition et disparaîtraient.