Retailleau, Philippe, Attal, Darmanin : la grande bataille
Ludovic Vigogne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau et le maire du Havre, Édouard Philippe.
LTD / Raphael Lafargue / POOL / AFP
Ludovic Vigogne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau et le maire du Havre, Édouard Philippe.
LTD / Raphael Lafargue / POOL / AFP
« Il y a un feu à entretenir. » Devant le conseil stratégique des Républicains, qu'il a réuni mardi 20 mai, quarante-huit heures après son élection triomphale à la tête du parti, Bruno Retailleau délivre sa feuille de route. « On nous disait achevés. Il y a une vraie envie de droite », lance-t-il, assurant avoir perçu lors de sa campagne « une vraie ferveur ». À ses troupes, il passe ses premières consignes pour « réparer la machine à gagner ». Pour cela, même s'il entend respecter l'expression des différentes sensibilités internes, il souhaite qu'une ligne générale domine. « Je préfère la musique tonale », prévient-il.
Ailleurs, depuis sa victoire, y a-t-il aussi le feu ? Cette semaine, l'installation à la tête de LR du ministre de l'Intérieur après avoir écrasé Laurent Wauquiez (avec 74,3 % des suffrages) aura fait basculer le socle commun dans la fébrilité et la compétition présidentielle. Dans chaque état-major, on tente d'anticiper l'impact de cette nouvelle donne, alors que Les Républicains se sentent ragaillardis. Ils disposent dorénavant pour l'Élysée d'un candidat évident.
À lire également
« Bruno Retailleau fait du bien à LR. On lui doit beaucoup », acte François Baroin. Qui pâtit le plus de cette redistribution des cartes ? Qui peut en profiter ? Édouard Philippe, qui a déclaré sa candidature pour 2027 dès septembre dernier, Gabriel Attal, qui, devenu en décembre le patron de Renaissance, ne cache plus depuis son ambition présidentielle, et Gérald Darmanin, qui a lui aussi des fourmis dans les jambes, doivent-ils ou non adapter leur stratégie ? « L'ampleur du succès de Bruno Retailleau emmerde tout le monde. Elle lui donne une dynamique dont aucun de ses concurrents n'avait envie », reconnaît une députée Renaissance.
Ludovic Vigogne