Interrogé sur la crise chez Grasset, Emmanuel Macron défend la protection des maisons d'édition « dans leur pluralisme et leur diversité »

Emmanuel Macron au Festival du livre, vendredi au Grand Palais à Paris.
LTD/TERESA SUAREZ/Pool via REUTERS

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En visite au Festival du livre vendredi à Paris, Emmanuel Macron a jugé vendredi « très important » de « défendre » le « pluralisme » et « l’indépendance » des maisons d’édition, après la crise rare provoquée par le départ du PDG de Grasset, Olivier Nora, imputé par de nombreux auteurs au milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Face à ce qu’ils dénoncent comme une prise de contrôle idéologique, 170 écrivains ont secoué le monde feutré de l’édition en publiant une lettre ouverte pour dénoncer « l’atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » de la prestigieuse maison et leur décision inédite de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset.
Interrogé sur la pertinence d’une clause de conscience réclamée par de nombreux auteurs, le président ne l’a pas exclue sans toutefois trancher : « c’est une question qui va se poser ». « En France on reste attaché à tout ce qui fait notre force d’ailleurs, la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l’éditeur », a-t-il ajouté plaidant pour que « la propriété ne [prenne] pas le dessus sur la liberté ».
« Ce qui est important c’est que les grandes maisons d’édition, elles soient protégées dans leur pluralisme et leur diversité », « une maison d’édition ce n’est pas fait pour défendre une seule idée, justement, ou pour polariser », a-t-il martelé dans une allusion assez claire à la situation chez Grasset.
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