À gauche, Boris Vallaud veut vendre sa « démarchandisation »
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Boris Vallaud, le 11 mars 2026.
LTD/BERTRAND GUAY
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Boris Vallaud, le 11 mars 2026.
LTD/BERTRAND GUAY
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Et Boris Vallaud se retrouva avec un cercueil ouvert sous le nez. « On aurait dû vous prévenir, il y en a plusieurs dans la pièce. Si vous n’êtes pas à l’aise… », avise une des responsables de cette coopérative funéraire rennaise. Ici, tout est pensé pour accompagner au mieux les familles endeuillées avec la promesse d’une démarche non lucrative. Une façon de contourner le business de la mort puisque aucune marge n’est tirée des ventes et que le modèle économique ne repose que sur la contribution des sociétaires.
Loin des austères pompes funèbres, le lieu se veut doux et léger. Il est même possible de se prendre en photo à l’intérieur d’un cercueil. « Vous voulez essayer ? » propose une des membres. Refus du président du groupe socialiste à l’Assemblée : « Je suis un peu paranoïaque… »
Pour le député des Landes, cette coopérative est une « démonstration » de ce que prône sa -« démarchandisation », concept qu’il cherche à installer dans le débat public au travers de son nouveau livre, Nos vies ne sont pas des marchandises (Seuil), sorti vendredi. Un plaidoyer pour appeler à « soustraire progressivement au marché les dimensions essentielles de la vie, qui ne doivent pas relever du commerce, des besoins élémentaires qui ne doivent pas être abandonnés à la loi du plus offrant ». Parmi les secteurs concernés : l’eau, l’énergie, l’enfance, le grand âge, et donc la fin de vie. « La mort est devenue un marché captif et la douleur une source de profits », dénonce Boris -Vallaud.
Autour de lui, certains se targuent qu’il soit le premier socialiste à apporter une idée nouvelle « depuis le revenu universel de Benoît Hamon » lors de la campagne présidentielle de 2017. Le chef du PS à l’Assemblée n’a en revanche pas été épargné par certains économistes. « Toutes les sociétés qui se sont essayées à la démarchandisation ont connu les pénuries, les privations et ont fini par s’effondrer sur elles-mêmes », a encore mis en garde François Lenglet jeudi soir sur LCI. Les deux hommes devraient en débattre dans les prochains jours à la télévision. « Je ne crains ni la controverse ni le débat, assure Vallaud. Mon livre est suffisamment étayé pour que mon propos ne soit pas perçu comme une caricature. »
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