Taxe d’habitation, le procès d’une promesse
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Elisabeth Borne, le 27 août 2025.
LTD/Reuters
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Dans l’inventaire de la décennie macroniste, c’est une question qui monte. « La suppression de la taxe d’habitation a-t-elle apporté la satisfaction espérée aux bénéficiaires en termes de pouvoir d’achat ? » : c’est Elisabeth Borne qui la pose dans son livre Réveillons nous ! sorti chez Robert Laffont, il y a un mois. Pour l’ancienne Première ministre, la réponse est clairement non, « alors que cette suppression crée une dépense considérable pour l’État au titre de la compensation et est unanimement rejetée par les élus ».
Elisabeth Borne voit également deux autres conséquences néfastes à ce qui fut une mesure phare du premier quinquennat du chef de l’État. « Cette suppression a profondément modifié le rapport entre les citoyens et leur commune. Lorsqu’une part importante des habitants ne paie plus d’impôt local, le lien civique se distend », écrit-elle. Elle a aussi tendu les relations entre l’État et les collectivités, remontées contre cette perte d’autonomie fiscale. Récemment, elle en a discuté avec David Amiel, le ministre des Comptes publics du gouvernement Lecornu. « Sans cela, on aurait pas gagné en 2017 », lui a-t-il répondu.
L’ex-locataire de Matignon ne croit pas malgré tout au retour de la taxe d’habitation. Ce n’est pas le cas en revanche de Pierre Cazeneuve. Le député Renaissance des Hauts-de-Seine a proposé le 31 mai dans Le Parisien un choc du pouvoir d’achat en faveur des travailleurs et des jeunes parents. Pour cela, il propose un transfert : rétablir la taxe d’habitation afin que les 23 milliards d’euros qu’elle rapporte compense la baisse des cotisations salariales qu’il souhaite mettre en place en miroir.
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