Faut-il rétablir une taxe d’habitation ?
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Le retour d'un impôt local est-il une bonne idée ?
LTD/Shutterstock
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Le retour d'un impôt local est-il une bonne idée ?
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Pas simple en ces temps de ras-le-bol fiscal et de baisse du pouvoir d’achat… L’idée n’est pas nouvelle, mais revient fréquemment sur la table depuis la suppression pleine et entière de la taxe d’habitation en 2023. Il faut « renouer le lien » entre les habitants et leur collectivité, martelait en avril dernier François Rebsamen, à la fois président de Dijon Métropole et ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation.
Il se prononçait en faveur d'une « contribution modeste » au service du « financement des services publics de la commune ». Depuis la suppression de la TH, l’impôt local ne repose en effet plus que sur la taxe foncière. « Or, être propriétaire de son logement ne signifie pas forcément être "riche" », insistait François Rebsamen.
Déjà en octobre dernier, en pleine préparation du budget 2025, collègue Catherine Vautrin, alors ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, avait mis le sujet sur la table lors du comité des finances locales. « La ministre s'est montrée ouverte à un débat sur la fiscalité locale et pense que les collectivités doivent retrouver un pouvoir d'agir et une meilleure maîtrise de leurs recettes », confirmait son cabinet à La Tribune Dimanche. Depuis, les maires ruraux rêvent d'un nouvel impôt communal local fondé sur les revenus et articulé avec de la péréquation.
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Sauf que ceux qui font la loi ne l’entendent pas de la même oreille. « Les nostalgiques de la taxe d'habitation sont de retour. Quelle hypocrisie de voir tant de pourfendeurs alors que personne n'a déposé d'amendements pour la recréer ! », s'était exclamé, il y a sept mois, le député macroniste du Gers, Jean-René Cazeneuve, ancien président de la délégation aux collectivités du Palais Bourbon et ex-rapporteur général du budget. « Qui croit vraiment qu'il faut créer un nouvel impôt ? Un impôt, on sait comment il commence, on ne sait jamais comment il finit », tonnait le désormais président du conseil de surveillance de la Caisse des Dépôts.