3.200 personnes à Lyon : l’ultradroite rend hommage à Quentin, son « martyr »
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Une manifestation organisée en hommage à Quentin, le 21 février à Lyon.
LTD/REUTERS/Nicolas Economou
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Une manifestation organisée en hommage à Quentin, le 21 février à Lyon.
LTD/REUTERS/Nicolas Economou
La marche blanche apolitique n’a finalement jamais eu lieu. Dès le début de la déambulation, dans les rues de Lyon, des tensions entre certains riverains et les militants nationalistes ont éclaté, les premiers cités huant les manifestants, les seconds faisant résonner les slogans « antifas assassins » dans tout le 7e arrondissement.
Réunies d’abord sur la place Jean-Jaurès, les près de 3 200 personnes dont une grande majorité de jeunes hommes vêtus de noir avaient d’abord écouté des discours de proches de Quentin Deranque, militant nationaliste laissé pour mort quelques mètres plus loin il y a dix jours, après avoir été frappé de nombreuses fois à la tête.
Jeudi dernier, sept personnes ont été mises en examen, six pour « homicide volontaire », la septième pour « complicité ». Six d’entre elles ont été placées en détention provisoire. Tous membres ou proches de la Jeune Garde antifasciste, groupe d’ultragauche fondé par le député LFI Raphaël Arnault en 2018 et dissous l’année dernière. Trois de ses actuels ou ex-assistants parlementaires font partie des mis en examen.
En réponse, Emmanuel Macron a annoncé une réunion du gouvernement la semaine prochaine pour « faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient ».
Dans la foule hier après-midi, des centaines de visages masqués malgré l’interdiction. Des saluts nazis et des insultes racistes signalés par la préfète du Rhône à la justice. Et une volonté marquée dans les discours de faire de Quentin Deranque un martyr nationaliste. « Ta mort prend une dimension mystique qui te fera entrer dans la légende », affirme Baptiste, l’un de ses amis, debout sur le camion.
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