Rugby : la vague bleue a déferlé sur l'Australie

Le Français Aaron Grandidier-Nkanang inscrit un essai face à l’Australie lors du match du Nations Championship à Brisbane, le 11 juillet 2026.
LTD/Stephen Tremain/lintottphoto/Icon Sport

Le Français Aaron Grandidier-Nkanang inscrit un essai face à l’Australie lors du match du Nations Championship à Brisbane, le 11 juillet 2026.
LTD/Stephen Tremain/lintottphoto/Icon Sport
Leçon de ce début d’été 2026 : il est difficile de dompter les vagues bleues. Les joueurs du XV de France ont piétiné l’Australie (26-42), inspirés par leurs cousins manchots qui sévissent sur le continent américain. « Il se passe de belles choses à l’ouest du pays, il fallait qu’il s’en passe d’aussi belles à l’est », a osé un Fabien Galthié heureux de se glisser dans les crampons de Didier Deschamps. Malgré l’ampleur du score, la maîtrise en Océanie n’a pas été aussi totale qu’outre-Atlantique. Ces Bleus-là ont même un peu tremblé.
À la pause, l’Australie menait (21-12). Mais on savait les Wallabies coutumiers des sautes de niveau spectaculaires au fil d’un même match, et ça n’a pas raté. À partir de la 46e minute, le vent a tourné pour souffler très fort dans les dos français. À la clé, un 30-0 passé en moins d’une demi-heure. Gloire au banc et aux entrées surpuissantes de Tevita Tatafu ou Thomas Staniforth, un Castrais né… en Australie. « L’équipe s’est lâchée en deuxième période et s’est fait plaisir », a résumé Galthié.
Voilà la France bien embarquée dans le Championnat des nations, cette compétition qui remplace avantageusement les tournées d’été, avec son classement et sa finale fin novembre. Pour cette deuxième journée, les Français sont repartis de Brisbane avec le point du bonus offensif. La semaine dernière, en ouverture, ils avaient arraché le bonus défensif aux All Blacks (32-34). « On en est à sept points, ça comptera à la fin », a insisté Galthié.
Autre fait notable : c’est seulement la troisième victoire française en Australie en trente-six ans, après 1990 et 2021. Ce dont on se souviendra enfin, c’est du bonheur d’Aaron Grandidier-Nkanang. L’ailier palois est un héros de Paris 2024, où il a été sacré champion olympique à 7 aux côtés d’Antoine Dupont. À 26 ans, il a honoré hier sa première sélection à XV. Baptême brillant, avec deux des six essais français à son actif. Submergé par ses émotions, il a fondu en larmes au coup de sifflet final. « C’est un rêve qui se réalise, je n’ai pas les mots », a-t-il hoqueté. Il n’y a plus qu’à espérer des moments comparables du côté de New York.