À chacun son agenda. Mercredi 28 janvier, Édouard Philippe lancera, à l’occasion d’une réunion publique, sa campagne municipale au Havre afin de tenter de décrocher en mars un troisième mandat de maire. La veille à Paris, Gabriel Attal aura, lui, tenu un meeting d’un tout autre genre en vue d’une échéance un peu plus lointaine.
Au palais Brongniart sera organisée la Nuit de la nouvelle République, une grande soirée de débats avec des invités de tous horizons (Michel-Édouard Leclerc, Alain Finkielkraut, la leader de la CFDT Marylise Léon, celui du Medef Patrick Martin…). Conçu pour dépoussiérer les meetings classiques, ce rendez-vous se voudra une première matérialisation du concept que l’ancien Premier ministre, qui y prendra brièvement la parole, avait lancé le 21 septembre à Arras, lors de la rentrée de Renaissance, son parti.
Dans son esprit, une « nouvelle République », c’est ce qui doit être la ligne directrice de son aventure présidentielle sur le fond autant que sur la forme. Pour lui, désormais, plus rien ne compte que ce combat.
Mardi 20 janvier, devant ses troupes, à sa façon, il l’a réaffirmé. « Ce 49.3 sur un budget subi acte la fin du quinquennat, a assené Gabriel Attal face aux députés du groupe Ensemble pour la République qu’il préside, au lendemain de l’officialisation par Sébastien Lecornu de la méthode arrêtée pour faire adopter le projet de loi de finances. Il n’y aura plus de grand soir, peut-être de petites victoires, mais c’est tout. Il faut plutôt maintenant se concentrer sur 2027. »