LA TRIBUNE DIMANCHE – Vous étiez hier à Tours avec tous les participants de la primaire de la gauche. Quand aura-t-elle lieu ?
LUCIE CASTETS – La primaire aura lieu le 11 octobre. Pour ne pas reproduire les défauts du mode de scrutin phare de la Ve République, nous travaillons à choisir un mode de scrutin différent, par classement ou par approbation. Ça ne crée pas de la division mais de l’addition. Notre mode de scrutin va permettre de susciter la collégialité et d’aboutir à un collectif qui va faire campagne ensemble. Pour que chacune et chacun puisse voter, des bureaux de vote seront répartis partout en France, et nous réfléchissons à la possibilité de voter en ligne aussi afin de permettre au plus grand nombre d’accéder au scrutin. On vise plusieurs millions de votants. L’esprit général, c’est une mobilisation populaire, une investiture de débordement qui s’appuie sur une dynamique portée aussi par la société civile.
Quelles seront les conditions pour se présenter ?
Pour être candidat à cette investiture, il faudra être soutenu par un certain nombre d’élus. Comme pour la présidentielle, nous avons fait le choix de fixer le seuil à 500. Cependant, pour permettre aux électeurs de faire leur choix parmi une diversité de candidats, il me semble souhaitable que chaque élu puisse parrainer deux à trois candidats. Ça permet d’apporter de la souplesse et de la liberté, de décloisonner. On veut trouver un équilibre entre crédibilité des candidats et ouverture du scrutin. Des gens issus de la société civile pourront se présenter. Il y aura probablement aussi des parrainages citoyens via une plateforme dédiée. Nous pourrions viser 100.000 parrainages citoyens par candidat, c’est encore en discussion.