Cancer du sein : la reconstruction, une étape trop souvent oubliée
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De nombreuses femmes n'ont pas connaissance de la reconstruction mammaire
LTD/Nadège ABADIE/SIGNATURES ; AGNES COLOMBO
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De nombreuses femmes n'ont pas connaissance de la reconstruction mammaire
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Camille n’a pas hésité une seconde. Lorsque son médecin lui diagnostique un cancer du sein et lui annonce le besoin d’une mastectomie, c’est-à-dire une ablation du sein, il lui propose de le lui reconstruire immédiatement, lors de la même intervention. C’était en 2012. « À 35 ans, c’était un choc quand ça m’est tombé dessus, et je ne me sentais pas de me faire tatouer une rose sur ma cicatrice comme les warriors qui veulent dire fuck au cancer, témoigne-t-elle treize ans plus tard. J’avais envie de rester féminine. C’était une évidence d’avoir un nouveau sein, pour moi avant tout, pour mon conjoint aussi. »
Plus de 60 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année en France. Un tiers de ces femmes subissent une mastectomie. Parmi elles, seules 30 % bénéficient d’une reconstruction de leur poitrine. L’an dernier, en 2024, ce sont 11 000 séjours pour ce motif qui ont été recensés par l’Assurance maladie : 7 200 à l’hôpital et 3 800 en clinique.
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C’est justement dans une clinique parisienne, la clinique Bizet, que nous retrouvons Camille. À 48 ans, elle se prépare à une nouvelle opération : la mastectomie de l’autre sein, cette fois à titre préventif. « Depuis ma première intervention, j’ai perdu ma mère d’une récidive de cancer du sein et j’ai eu plusieurs cas autour de moi, donc j’ai préféré me faire retirer mon sein restant, explique-t-elle. Je me suis dit : “Ça fait un risque de cancer en moins, c’est déjà ça.” »
Une opération à quatre mains