Cancer : un test sanguin pour adapter la radiothérapie aux patients
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« Plus de 400 patients ont déjà bénéficié du test depuis mars 2025 »
Novagray
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« Plus de 400 patients ont déjà bénéficié du test depuis mars 2025 »
Novagray
Chaque année, la France enregistre près de 400 000 nouveaux cas de cancer, selon l'Institut national du cancer, ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur. Dans ce contexte préoccupant, l'Institut de cancérologie de Bourgogne (ICB) a décidé d'intégrer un nouveau test sanguin prédictif, développé par la biotech montpelliéraine NovaGray, après 20 ans de recherches menées à l'Institut du cancer de Montpellier et un investissement de 10 millions d'euros.
Recommandée par la Société française de radiothérapie oncologique, cette innovation - qui a été validée sur plus de 1500 patients atteints des cancers les plus courants, notamment ceux du sein et de la prostate - permet d'évaluer la tolérance à la radiothérapie. « Plus de 400 patients ont déjà bénéficié du test depuis mars 2025 », précise Clémence Franc, CEO et co-fondatrice de NovaGray.
Pour l'heure, ces tests sont disponibles dans une quinzaine de centres en France (dont des centres de lutte contre le cancer, des centres hospitaliers et des centres privés) et en Suisse. Alexis Lépinoy, oncologue radiothérapeute à l'ICB, présente cette innovation comme « un véritable changement de paradigme dans la manière dont nous abordons la radiothérapie ». En effet, ce test va au-delà d'une simple analyse, il permet de cerner le comportement du système immunitaire face aux radiations, ce qui établit un score de risque prédictif des complications.
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Le test sanguin basé sur l'analyse de la réaction des cellules immunitaires face aux radiations offre des possibilités inédites dans la personnalisation du traitement. Grâce à des résultats disponibles en moins de sept jours, les oncologues peuvent rapidement ajuster la stratégie thérapeutique. Alexis Lépinoy explique : « Nous pouvons déterminer si un patient présente un risque élevé et, en fonction de cela, ajuster le nombre de séances, l'intensité des doses et même envisager des thérapies alternatives, comme la chirurgie dans certains cas. »