Formule 1 : trois hommes et un coup fin
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Grand Prix d'Abu Dhabi, circuit Yas Marina, le 6 décembre.
LTD/gc/REUTERS/Jakub Porzycki
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Une pensée pour la génération Netflix, ces jeunes fans de formule 1 qui n’ont jamais vécu de dénouement si palpitant. Pour la première fois depuis quinze ans, trois pilotes vont caler leurs monoplaces sur la grille de départ du dernier Grand Prix de la saison, à Abou Dhabi, en rêvant d’être sacrés champion du monde cinquante-huit tours plus tard. Tempête sous les casques.
Qui de Lando Norris (408 points), Max Verstappen (396) ou Oscar Piastri (392) coiffera la couronne ? La séance de qualifications, ultra-dominée par le quadruple champion en titre néerlandais devant l’Anglais, sous pression, et l’Australien, sans pression, n’apporte aucune réponse définitive mais une confirmation : ce sera pimenté jusqu’au dernier virage.
Nanti de 12 points d’avance sur Max Verstappen, et de 16 sur son équipier Oscar Piastri, Lando Norris s’avance en favori malgré sa deuxième place sur la grille. Si l’Anglais de 26 ans montait sur le podium, il serait sacré pour la première fois. La performance est à la portée de sa McLaren, meilleure élève 2025, « mieux adaptée au circuit d’Abou Dhabi que la Red Bull de Verstappen », juge le pilote Adrien Tambay, consultant F1 de Canal+. Mais est-elle dans les cordes des stratèges de son écurie ? Moins sûr.
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La politique maison, qui consiste à refuser de privilégier un de ses pilotes, s’est révélée très risquée. Cet excès d’éthique décrété par le patron, Zak Brown, a fini par déstabiliser ses deux flèches. La glissade est survenue à Monza, 16e des 24 rendez-vous de l’année. Oscar Piastri s’y était présenté en leader. Seul son équipier semblait menaçant, avec un retard de 34 points. En Italie, le jeune Australien avait encore le dessus, filant peut-être vers le titre, quand son stand lui a intimé de laisser passer Norris pour rétablir l’équité après un arrêt aux stands raté. « C’est allé trop loin », juge Adrien Tambay.
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