Formule 1 : Norris ou l’éclosion de « Monsieur Zéro Faute »
Stéphane Colineau
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Lando Norris, jeudi à Singapour.
LTD/PRO SHOTS/SIPA USA VIA REUTERS
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Lando Norris, jeudi à Singapour.
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Encore une saison plombée, soupiraient les fans de F1 à mi-parcours. Max Verstappen empilait sept victoires et 81 points de plus que son premier poursuivant, Lando Norris. Le triple champion du monde a depuis sérieusement ralenti la cadence et, au matin du (14 heures, Canal+), il voit désormais le petit prodige anglais de 24 ans dans le rétro, à 59 points; Norris a signé hier sa cinquième pole position de la saison et partira juste devant lui. L'écart reste évidemment important mais, à sept courses de la fin, l'hypothèse d'une remontada d'anthologie n'est plus à écarter. La baisse de compétitivité de Red Bull, minée par des luttes internes, contraste avec les ajustements brillants réalisés sur la McLaren.
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Si bien que, pour la première fois depuis dix ans, l'écurie de Woking émarge en tête du classement des constructeurs. Après le Grand Prix d'Azerbaïdjan, remporté par son équipier Oscar Piastri le week-end dernier, Lando Norris a même désigné Ferrari comme principale menace, mettant l'air de rien la pression sur Red Bull. Un petit tacle glissé mais pas bien méchant non plus: le « trash-talking » n'est pas sa signature. Au contraire, sa délicatesse est l'un des secrets de son insolente popularité. Les sondages réalisés auprès des fans le placent toujours très haut, particulièrement chez les jeunes et les femmes.
Stéphane Colineau
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