La nouvelle mouture de sa Red Bull, dépourvue d'entrées d'air visibles pour refroidir son V6 hybride, interpelle ? La position de Christian Horner, l'historique team manager de l'écurie accusé de harcèlement sexuel, ne tient qu'à un fil ? Il en faudrait plus pour déloger Max Verstappen de la pole position dans la course à sa propre succession. Sans modification réglementaire ni transfert de pilote majeur, rien ne semble pouvoir stopper sa marche en avant. Faut-il s'en réjouir, considérant l'ampleur de sa domination la saison passée ? Dix-neuf victoires en vingt-deux Grand Prix, 75 % du temps passé en tête : du jamais-vu. Même à l'époque de l'hégémonie de Michael Schumacher ou de Lewis Hamilton...
« Pour les affaires de la F1, ce n'est évidemment pas idéal, juge Vincent Chaudel, fondateur de l'Observatoire du sport business. Dans la formule gagnante pour attirer le grand public et les sponsors, il y a l'incertitude du résultat. » Jusqu'ici, les audiences télévisées, boostées depuis la série Formula 1 - Pilotes de leur destin (Netflix) et le confinement, ne semblent pas en pâtir : l'an passé, Canal+ a enregistré 1,13 million de téléspectateurs en moyenne par Grand Prix, proche du record historique de 1,21 million de la saison précédente. Selon une étude du cabinet Buzz Radar, les mentions sur les réseaux sociaux ont en revanche chuté de 70 % au premier semestre 2023 par rapport à celui de 2022.