L’on tendrait volontiers le micro quand Victor Wembanyama et Maxime Raynaud installent la discussion un peu plus près des étoiles, eux qui sont déjà haut perchés (2,24 et 2,16 mètres). Entre un garçon capable de discourir au débotté sur la matière noire et un autre, tenté de faire de l’astrophysique son métier, il y avait des chances que ça tilte.
Leur connexion peut être plus terre à terre, yeux rivés sur un jeu d’échecs – avantage Raynaud, paraît-il –, mais c’est d’abord sur les parquets parisiens qu’elle s’est forgée, depuis un premier duel en U13. Avant de trouver, peut-être, un aboutissement symbolique dans l’entre-deux d’ouverture d’un match NBA, celui du 22 février entre San Antonio à Sacramento. Deux destins entrecroisés, une amitié solide.
Si « Wemby », 22 ans aujourd’hui, a très tôt aimanté les flashs, Raynaud, de neuf mois son aîné, était souvent dans le secteur, mais en arrière-plan. Comme à l’Euro U16 en 2019 (argent). Ou sur cette vidéo, devenue virale, d’un deux contre deux face à Rudy Gobert et Vincent Poirier, tours de l’équipe de France. C’était à Nanterre, en octobre 2020, lors de leur saison commune avec les espoirs du club.
Transfuge de Charenton, pépinière du Val-de-Marne, Raynaud participait lui aussi aux entraînements des pros, mais interpellait davantage par la singularité de son profil académique. Il était élève de terminale dans l’élitiste lycée Henri-IV ; d’où il est sorti avec un bac scientifique mention très bien.