C’est un stade qui a déjà fait le tour des réseaux. Posé en périphérie de Monterrey et inauguré en 2015, il propose depuis ses tribunes tout confort une vue spectaculaire sur les montagnes ciselées qui forment l’horizon emblématique de la deuxième agglomération mexicaine. Ce panorama instagrammable a donné à l’Estadio BBVA une renommée certaine, avant même qu’il ne soit étrenné en Coupe du monde, le 15 juin à l’occasion de la rencontre du groupe F entre la Suède et la Tunisie.
L’enceinte peut aussi être perçue comme une synthèse de l’histoire entrepreneuriale locale. Son armature en métal et en aluminium rappelle ainsi que cette ville construite au milieu du désert a commencé à se développer au début du XXe siècle autour des activités sidérurgiques, alors que le groupe qui l’a construit, Femsa, est l’héritier d’un grand brasseur, devenu un immense groupe international, qui détenait 20 % de Heineken (jusqu’à 2025), tout en embouteillant les produits Coca-Cola pour toute l’Amérique latine.
Le « stade de Monterrey », comme l’a rebaptisé la Fifa, est l’image que la grande agglomération du nord du Mexique veut donner d’elle-même. « Nous sommes la capitale industrielle du pays, lance Marcelo Segovia, secrétaire de l’administration de la ville et fan des Rayados, le club hôte de l’enceinte de 53.000 places. Nous abritons nombre de sièges d’entreprises nationales et transnationales, dans la brasserie, la cimenterie, le verre, les aliments, l’acier… »