Sur le ring et aux manettes. Le 30 avril, le septuple champion du monde Cyril Benzaquen organisera un gala de kickboxing sous la verrière du Grand Palais. Sept combats au programme, deux titres mondiaux à la clé, dont le sien, qu’il défendra à 36 ans contre un challenger restant à signer. Au milieu de tout ça, des performances artistiques. Après tout ça, un DJ set. Quatre mille spectateurs et des stars sont espérés, tel l’ancien footballeur brésilien Ronaldo et le rugbyman Antoine Dupont.
Bref, une mise en scène à l’américaine, et ce n’est pas un hasard car l’athlète producteur envisage cet événement comme « un Super Bowl du kickboxing », amené à se reproduire chaque année en cas de succès. Cyril Benzaquen développe l’analogie : « Mon sport est connu et méconnu en même temps, comme le football américain. On voit à quoi ça ressemble mais on ne sait jamais ce qui s’y passe et qui est qui. »
La Fédération française de kickboxing, muay thaï et disciplines associées revendique plus de licenciés (67.800 contre 64.200) et de clubs (1.430 contre 970) que la boxe anglaise, mais le haut niveau est très peu mis en avant. La médiatisation de ce sport originaire du Japon mais intimement lié à la Thaïlande est d’autant plus limitée que le MMA (arts martiaux mixtes) est devenu tout-puissant. Le Francilien a une vision optimiste de la chose : cette popularité rejaillit sur les sports de combat, notamment le sien, « moins violent, avec plus de règles » mais qui se rapproche de ce qui se passe debout dans l’octogone.