Grand manitou de l’UFC, qui revient cette semaine à Paris, Dana White a tricoté un empire sur fond de virilisme. Avec le soutien du président des États-Unis.White à la Maison Blanche. Ceci n'est pas une formule, mais un projet déjà bien avancé. La date est arrêtée, celle du 250e anniversaire de l'indépendance américaine, l'emplacement exact aussi. Le 4 juillet 2026, Dana White est ainsi censé jumeler sa bannière UFC (Ultimate Fighting Championship) avec l'étoilée, installer sa cage octogonale et les KO retentissants qui vont avec sur la pelouse sud du domaine présidentiel. Dans les plans, quelque 20 .000 spectateurs exaltés et une diffusion en clair sur CBS. « Ça va se faire », promettait récemment le PDG râblé au crâne rasé.
Si White, à la tête de la plus puissante organisation de MMA - et de loin - a le verbe si sûr, ce n'est pas juste le fait d'un naturel ramenard. C'est qu'il a l'oreille et la confiance éprouvée de Donald Trump, VIP régulier de ses soirées et au fait de son influence sur la jeunesse masculine du pays.
Sur la fameuse photo du conciliabule de Mar-a-Lago au soir de l'élection de novembre, c'est lui qu'on voit entre Elon Musk et le nouveau président. Lui qui avait auparavant tonitrué des éloges lors du meeting XXL au Madison Square Garden. Et qui, lors de la cérémonie d'investiture, est assis devant des chefs d'État. Lui encore que l'on retrouve, selon le souhait de Mark Zuckerberg, au conseil d'administration de Meta.
Ancien bagagiste d'hôtel
White, 56 ans et près de 11 millions d'abonnés sur Instagram, appartient à ce monde-là, celui des puissants au portefeuille velu et aux accointances virilistes. Il voit grand, frappe fort et se permet beaucoup. Alors que la pleine autorisation du MMA sur le sol américain remonte à moins d'une décennie - New York a été le dernier État à la signer -, l'UFC est devenu un business à milliards de dollars.