LA TRIBUNE DIMANCHE – Comment expliquer une telle longévité ?
GILBERT BRISBOIS – L’After Foot est venu combler un vide. À l’époque, quand un supporter sortait du stade ou éteignait sa télé, il n’y avait personne pour débriefer le match, à part ses potes. Même sur Canal+, au coup de sifflet final, c’était « terminé et au revoir ! ». Depuis vingt ans, nous sommes également portés par le perpétuel renouvellement du foot. Il a beaucoup plus d’imagination que nous ! Et puis notre équipe a pas mal évolué, avec de nouvelles voix qui ont apporté de la fraîcheur. Cette saison, on a d’ailleurs lancé un concours pour recruter quelqu’un la saison prochaine. On a reçu 3.000 candidatures, et la grande finale aura lieu ce mardi 26 mai. On croise les doigts pour dénicher une vraie « révélation ».
DANIEL RIOLO – Dès le départ, la promesse était de dire tout haut ce que le monde du foot pense tout bas. L’actualité du foot est une source intarissable. Quand on a lancé l’émission en 2006, le PSG se plantait à chaque Coupe d’Europe, il a désormais remporté la Ligue des champions [l’an passé, et sera de nouveau en finale ce samedi contre Arsenal]. Il y a eu les multiples affaires autour des Bleus, avec des joueurs comme Ribéry ou Benzema qui se sont mis tout seul dedans. Nous avons accompagné les déboires du foot français. Il y a surtout ce lien qu’on a tissé avec les « Afteriens », ceux qui nous écoutent à la radio ou en podcast [l’émission est le 2e podcast le plus écouté de France, avec 10,9 millions de téléchargements en avril]. On s’en rend vraiment compte lors des délocalisations, comme on l’a fait cette saison partout en France pour fêter les 20 ans. C’est très touchant.