Taulier devenu indésirable de façon nébuleuse à l'OM, le milieu de terrain français Adrien Rabiot fait désormais les beaux jours de l’AC Milan. Comme s’il n’avait jamais quitté la Serie A.C’est le péché originel de l’étrange saison marseillaise. Le renvoi inattendu d’Adrien Rabiot, le meilleur joueur de la saison 2024-2025, après une altercation musclée avec le remplaçant anglais Jonathan Rowe au soir d’une défaite à Rennes dès la première journée. Deux semaines de confusion et de tergiversations ont suivi et plombé le groupe. Des versions contradictoires entre « la violence extrême » ressentie par Pablo Longoria et « l’épiphénomène » décrit par Véronique Rabiot, la mère et conseillère du milieu de terrain de 30 ans.
Un prétexte, d’après elle, pour récupérer 7 millions d’euros alors que le contrat de son fils expirait à la fin de la saison. Avant tout, une perte sportive majeure. Et jamais compensée. Ni par Arthur Vermeeren, qui a fait illusion quelques semaines, ni par Matt O’Riley, réexpédié à Brighton dès le mois de février. Encore moins par les trois milieux empilés en fin de mercato, dont l’un n’a toujours pas débuté (Tochukwu Nnadi)…
L’ex-Parisien s’était vite imposé sur le terrain (10 buts toutes compétitions confondues) et avait pris de la place dans un vestiaire jeune. À deux reprises, il avait secoué des partenaires qui n’avaient « pas compris » l’urgence d’assurer la deuxième place et sa parole avait porté.
Longoria et Roberto De Zerbi répétaient alors qu’ils avaient déniché le meneur d’hommes idoine. La suite a prouvé que leurs opinions d’un jour étaient rarement celles du lendemain. Massimiliano Allegri a profité du cadeau et retrouvé à Milan un élément poli à la Juventus entre 2019 et 2024. Un joueur « extraordinaire », équipé d’un moteur « différent des autres ». Les coups de fil estivaux du maestro ont pesé, les renseignements glanés auprès de Mike Maignan et de Théo Hernandez (parti depuis en Arabie saoudite) également. Il s’est engagé jusqu’en 2028.