La défaite à Brest a ponctué une semaine chaotique à tous les étages à l'Olympique de Marseille. Y a-t-il encore un pilote pour éviter le crash ?La rupture, déjà. À Brest (2-0), pour la première de Habib Beye sur le banc, les Marseillais n’ont pas encaissé de but dans les dernières minutes. Une vilaine habitude (neuf fois) qui avait fini par laisser coi l’ex-entraîneur Roberto De Zerbi. En pliant, vendredi, dès la 10e minute – puis encore à la demi-heure de jeu –, ils ont fait en sorte de n’avoir plus rien à gâcher à la fin. La pire défense française en 2026 désespère ceux qui l’aiment et prive même ceux qui la moquent d’un petit plaisir sadique.
Coupables, oui. Mais responsables ? Aucun défenseur titularisé dans le Finistère n’était au club il y a six mois. Dix-huit pour les plus « anciens » du onze de départ, Geronimo Rulli, Pierre-Émile Hojbjerg et Mason Greenwood. L’instabilité de l’effectif, toujours pas comprise dans certains cas (Adrien Rabiot), a été l’un des griefs exprimés par les supporters au propriétaire Frank McCourt, mardi. Moteur de plus de 150 mutations depuis 2021, le président Pablo Longoria a été rétrogradé pour contenter les tribunes. L’Espagnol espère négocier un départ rapide.
Dans l’attente d’un successeur, Medhi Benatia se retrouve en première ligne, sommé de respecter son préavis jusqu’en juin, après avoir annoncé sa démission. Comme si l’attelage n’était pas assez bancal, le nouvel entraîneur est engagé pour une durée plus longue (2027) que celui qui l’a embauché.