ENTRETIEN – Un retour aux sources à Marciac, un nouvel album, un spectacle hommage à sa mère Françoise Hardy : l’été de Thomas Dutronc s’annonce bien rempli. Rencontre.C’est très bien entouré que Thomas Dutronc voyage cet été. Dans l’esprit de Frenchy, son album de reprises paru en 2020, sa nouvelle tournée, Jazz & Friends, promet d’être plus rétro et charmeuse que jamais, annonciatrice d’un album à paraître cet automne avec les mêmes musiciens.
Elle mobilisera ses guitares préférées ainsi que cinq de ses meilleurs amis : Rocky Gresset à la guitare, Stéphane Belmondo à la trompette, Éric Legnini aux claviers, Franck Agulhon aux percussions et Thomas Bramerie à la contrebasse. « À six, nous formons un groupe soudé et joyeux, ce sont tous des gens que j’admire et pour qui j’ai de l’amitié », résume Thomas Dutronc qui, sur le disque à paraître, explique avoir obtenu la présence exceptionnelle d’un certain Philip Catherine…
Le chanteur ?
Non, enfin j’ai d’abord contacté l’instrumentiste, guitariste belge que j’admire comme un maître depuis mes débuts, Catherine avec un c, donc. Je me suis dit qu’il était temps de lui proposer d’enregistrer ensemble. Ce que nous avons fait à Bruxelles au studio ICP trois jours durant, et le plus fou c’est que l’autre Philippe Katerine, le chanteur français celui-là, notre Dionysos des JO, a bien voulu nous rejoindre pour enregistrer avec nous une chanson, Nairam.
Il s’agit d’un thème de Philip Catherine connu pour avoir été repris par Robert Wyatt. J’aime bien que cet instrumental, pas exactement jazz mais joliment barré, devienne une chanson avec les deux Catherine/Katerine ! Et tout cela va bien sûr comme un clin d’œil, aussi, à Chet Baker, car Philip Catherine a ceci d’exceptionnel qu’il a eu la chance de l’accompagner de nombreuses années.