À peine le temps d’apprécier le présent qu’on lui parle de l’avenir. Rentré lundi de Norvège avec son premier globe de cristal (et trois petits) sous le bras, le triple médaillé olympique Éric Perrot, 24 ans, s’est aussitôt lancé dans un échange passionné sur l’évolution de sa discipline. Sans occulter la responsabilité des sportifs eux-mêmes mais à la recherche de solutions viables.
Revoir la carte des sites
Avec plus de flexibilité, on pourrait mieux s’adapter à la neige. Par exemple en passant tout le début de saison en Scandinavie. Mais aussi courir au-delà du mois de mars car la neige peut tomber tard, comme en ce moment chez moi, dans les Alpes. Il existe des sites enneigés et disponibles en altitude, Les Saisies notamment. Notre sport a une longue histoire à Oberhof [Allemagne] ou à Nove Mesto [République tchèque], mais la poudreuse y est souvent insuffisante. Changer un site à la dernière minute, en fonction des conditions météo, serait un sacrifice acceptable mais j’ignore si l’organisation pourrait suivre.
Le train à tout prix
Les organisateurs des Mondiaux 2025 en Suisse avaient eu une bonne initiative : un billet de train offert pour un billet de compétition acheté. Ça a incité à utiliser un transport moins polluant. La fédération internationale [IBU] pourrait décider de prendre en charge ces voyages pour éviter l’avion ou la voiture. Bien sûr, nous sommes les premiers à choisir le moyen le plus rapide afin de préserver le temps de repos. Rassembler les étapes les plus proches afin de limiter les déplacements aurait du sens. Ou utiliser le même site pour plusieurs étapes de Coupe du monde afin de rester sur place sur une période allongée.