Antholz-Anterselva accueille à partir d’aujourd’hui les épreuves des JO d'hiver 2026. Un haut lieu de la Coupe du monde, où les Français ont vécu des instants mémorables. Razzia attendue.Au cœur de l’Italie germanophone, à Antholz-Anterselva, point de dolce vita. Cette enclave tyrolienne du Nord-Est, à quelques mètres de la frontière autrichienne et à près de 400 kilomètres de Milan, va pourtant accueillir l’un des gros morceaux de la quinzaine olympique : le biathlon. Un site qui depuis 1971 organise une étape annuelle de la Coupe du monde.
Un rendez-vous incontournable, à 1600 mètres d’altitude, qui forme avec Oberhof et Ruhpolding une trilogie très allemande. Six championnats du monde s’y sont aussi déroulés. Trouver une voix dissidente qui ne l’apprécie pas est un défi impossible. En Italie, bien sûr, en France au moins autant. Car l’Antholz-Anterselva Biathlon Arena a été le haut lieu de moments épiques. Un fief.
La liste des premières est longue et commence par une médaille individuelle d’Hervé Flandin en 1988. « Je me suis retrouvé sur le podium avec deux messieurs, la légende allemande Fritz Fischer et le jeune Italien Johann Passler, qui vivait dans une ferme au pied du stade, se souvient ce membre éminent de la première génération couronnée de succès. J’étais comblé. » La même semaine, le tout récent collectif féminin avait obtenu une première récompense (Marie-Pierre Baby). Un an plus tard, le relais s’était ajouté au palmarès.
Des bars dans les caves
Mais si Antholz-Anterselva est devenu la Mecque du biathlon tricolore, c’est pour l’incroyable moisson des Mondiaux 1995 : tous les sélectionnés avaient glané au moins une médaille (huit au total). Une razzia devenue quasi hebdomadaire sur le très médiatisé circuit de Coupe du monde mais qui, à l’époque, était inédite.