Un an après la fermeture définitive du site historique d’Eternit à Thiant et Haulchin, la cellule de reclassement mise en place pour accompagner les derniers salariés a pris fin.La page Eternit se tourne définitivement dans le Valenciennois. Un an après la fermeture du site centenaire de Thiant et Haulchin, la cellule de reclassement, créée à la suite des négociations syndicales, a achevé sa mission en septembre. Ce dispositif, mis en place pour accompagner les 44 derniers salariés de l’usine de tôles en fibrociment, marque la fin d’une longue histoire industrielle, autrefois emblématique du bassin d’emploi.
Pilotée conjointement par les ressources humaines du groupe Etex-Eternit, le cabinet lillois Sémaphores, l’inspection du Travail, Pôle emploi et les syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, FO), la cellule a fonctionné pendant douze mois. Elle a permis d’assurer un suivi personnalisé des anciens employés, notamment en matière de reconversion et de mobilité.
Sur les 44 salariés concernés, 36 ont réussi à retrouver un emploi, principalement dans le secteur industriel ou grâce à une formation débouchant sur un nouveau métier. Deux autres ont fait valoir leurs droits à la retraite. En revanche, huit ex-salariés, âgés de 34 à 51 ans, restent encore sans poste. Certains ont multiplié les candidatures, parfois loin de chez eux, dans des enseignes de la grande distribution ou du commerce, sans succès à ce jour.
Ce dernier chapitre illustre la complexité du reclassement industriel dans un territoire marqué par la désindustrialisation. L’usine Eternit, qui comptait jusqu’à 2 000 employés dans les années 1970, a vu son activité décliner après l’interdiction de l’amiante. Si la fermeture du site a porté un coup symbolique à la région, la cellule de reclassement aura permis à une majorité de salariés de rebondir, souvent au prix d’un profond changement de trajectoire professionnelle.