Formation dans l’industrie : le Plan Marshall nordiste face à l’épreuve du réel
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Le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.
REUTERS - Stephanie Lecocq
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Le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.
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« Les entreprises viennent chez nous parce qu’elles savent qu’elles trouveront du foncier, de l’énergie, mais surtout de la main-d’œuvre », rappelle Philippe Beauchamps, vice- président Région Hauts-de-France en charge des entreprises, de l’emploi et de la formation
C’est cette équation qu’a voulu sécuriser le Plan Marshall, né en 2023 dans le sillage de la réindustrialisation accélérée des Hauts-de-France. Sur les deux premières années, la Région a mobilisé 80 millions d’euros de son Plan régional de formation, soit près de 10 % d’un budget global de 650 millions. À cette enveloppe s’ajoutent les dispositifs de France Travail, des missions locales et des OPCO, qui portent le coût global au-delà des 100 millions d’euros.
Quel était l’objectif initial ? Répondre à la pénurie de techniciens de maintenance, de conducteurs de ligne et d’opérateurs qualifiés, alors que les usines se multiplient. « Il fallait éviter que les nouveaux sites, notamment les gigafactories, aillent chercher ailleurs leurs salariés et notamment dans nos PME qui ont déjà bien du mal à recruter », explique l’élu.
Pour quel résultat ? 10.000 stagiaires formés et un taux d’insertion de 90 % : « Ce taux correspond à des CDI, des CDD de plus de six mois ou des CDI intérimaires. Nous avons unifié nos critères avec France Travail et l’État », précise-t-il. Le pari semble tenu.
Ce Plan Marshall de la formation a permis d’atténuer les tensions dans les bassins industriels les plus actifs – Dunkerque, Valenciennes, Lille ou Lens – où les besoins en main-d’œuvre explosent. « Je n’entends plus les critiques d’entreprises qui disaient : “avec toutes ces implantations, on ne trouvera plus personne” », observe Philippe Beauchamps.
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Mais certaines zones restent en difficulté, notamment sur les postes d’opérateurs de ligne. « On n’a plus la pénurie qu’on redoutait, mais tout n’est pas parfait. »