Eurasanté à Lille, 25 ans d’incubation et une nouvelle génération d’innovations
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Le bio-incubateur lillois met désormais le cap sur les 25 prochaines années.
Gaetane Deljurie
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Le bio-incubateur lillois met désormais le cap sur les 25 prochaines années.
Gaetane Deljurie
Quand Eurasanté voit le jour en 1999, la « start-up nation » n’existe pas encore. À l’époque, la loi Allègre vient tout juste d’autoriser les chercheurs à créer leur entreprise. Vingt-cinq ans plus tard, le bio incubateur lillois est devenu le miroir de l’évolution d’une filière nationale en pleine transformation : plus de 407 projets accompagnés, 872 millions d’euros levés, 270 entreprises créées et 1 300 emplois générés dans les Hauts-de-France.
Cette réussite s’appuie sur un partenariat institutionnel durable : la Région Hauts-de-France, qui a structuré la filière via ses dispositifs de financement de la recherche (Starter, fonds de co-investissement, soutien à France 2030), et la Métropole Européenne de Lille, qui agit à la fois comme aménageur du parc Eurasanté et comme investisseur direct, à hauteur d’environ 1,3 million d’euros par an, dont 200.000 euros dédiés au Bio incubateur.
« Eurasanté, c’est vingt-cinq ans d’innovation partagée entre chercheurs, cliniciens et entrepreneurs. Depuis la loi Allègre, notre rôle est resté le même : transformer la science en entreprises, et ces entreprises en emplois durables. Ce qui change, c’est la nature des innovations : la data, l’intelligence artificielle, la médecine prédictive et la bioproduction redessinent les contours de la santé », commente Étienne Vervaecke, directeur général d’Eurasanté. Cette double impulsion publique a permis de créer un écosystème complet, du laboratoire à l’usine, au cœur d’un campus santé devenu un modèle français de transfert technologique.
Première génération d’entreprises incubées, Alzprotect reste l’un des symboles de cette période. Fondée à Lille en 2007, la biotech développe un traitement contre la maladie d’Alzheimer ciblant la protéine Tau. Lauréate i-Lab dès 2003, soutenue par Bpifrance et France 2030, elle a franchi l’étape critique des essais cliniques de phase II — preuve que la recherche académique française peut déboucher sur des thérapies de rupture.
Gaëtane Deljurie, à Lille